1910, Paris inondé… cent ans plus tard, sommes-nous mieux préparés ?

Je me suis rendue ce week-end à l’exposition sur la grande inondation de Paris en 1910, rue Mahler dans le Marais.

L’exposition en elle-même est bien faite, malgré les nombreuses questions restées sans réponse ; questions soulevées par les documents présentés et les commentaires parfois incomplets.

Mais la principale question qui m’est venue à l’issue de la visite est bien le thème le moins explicite de toute cette exposition : les parisiens sont-ils préparés à une inondation de cette ampleur ?
En effet, les scientifiques ne savent pas dire quand, mais ils sont certains qu’une inondation comme celle de 1910 se produira à nouveau.

Si le scénario de 1910 se reproduit, les dommages économiques à la ville sont estimés entre 4,5 et 12 milliards d’euros, soit 7 à 8 fois plus qu’en 1910.

Face à ces prévisions pessimistes, la Mairie de Paris prend aujourd’hui ses précautions.

Dans les années 1970-80, des lacs réservoirs et des barrages réservoirs ont été mis en place à proximité de l’Yonne, de la Seine, de la Marne et de l’Aube. Ce dispositif permet de diminuer de 60 cm le niveau d’eau de Paris, soit 1/3 des dégâts évités (estimations).

Un plan de prévention des risques d’inondation (PPRI), valable pour l’ensemble du département de Paris, a vu le jour le 17 octobre 2006, après plusieurs tentatives.

Pour l’aile écologiste du Conseil de Paris, le PPRI n’est pas suffisant. Il permet encore de densifier les constructions de 20% dans les zones inondables, limitation qui va jusqu’à être abolie dans les secteurs dits « stratégiques pour le développement économique et social », pourtant situés dans des zones à constructibilité limitée.

Priorité aux monuments ! La mairie de Paris nous informe que les réserves souterraines du musée d’Orsay et du Louvre ont été déplacées, et que les autres musées sont sous haute surveillance.

Les chiffres de l’exposition nous apprennent qu’une inondation de 8 mètres entraînerait des coupures de courant (chiffres 1910 = 8,50m).

Alors, nous, parisiens et banlieusards, n’auront plus qu’à revoir nos besoins prioritaires et nous adapter à une situation assez précaire : pas d’électricité, pas de gaz de ville, pas d’Internet etc…

Je ne peux m’empêcher de penser que ce serait un bon exercice pour les années écologiquement instables à venir ! La solidarité et l’humanité des parisiens seront alors déterminantes dans la résolution de la catastrophe.

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