LE GAZ DE SCHISTE : opportunité ou réelle menace ?

Depuis quelques mois, la France commence à s’intéresser aux gaz de schistes. L’exploitation de cette nouvelle ressource, qui pourrait se révéler stratégique pour de nombreux pays, pose de gros problèmes environnementaux.

Gaz de schiste : définition
Le gaz de schiste est un gaz naturel -méthane- emprisonné dans les roches anciennes appelées schistes.
Un schiste est une roche qui a pour particularité d’avoir un aspect feuilleté, et de se débiter en plaques fines ou «feuillet rocheux». Le méthane est issu du kérosène de la roche et reste piégé dans les fissures.

Mode d’extraction coûteux
L’hydro fracturation : Cette technique se base sur la fracturation des poches de gaz par injection d’eau. Elle est extrêmement consommatrice d’eau, chaque puits pouvant en consommer de 10 à 15 millions de litres (l’équivalent de 3 piscines olympiques).
Jusqu’au début des années 2000, le coût d’extraction de ce gaz était trop important pour développer massivement l’exploitation.

Résultats douteux
La Chambre des Représentants liste les additifs chimiques utilisés aux USA entre 2005 et 2009 pour la fracturation hydraulique :
– plus de 2 500 produits de fracturation
– plus de 750 composés chimiques dont la dangerosité est parfois incontestable
– 2,95 millions de mètres cubes de produits

Sur les 2 500 produits répertoriés, 279 contenant au moins un élément chimique considéré comme secret commercial n’ont pas été transmis aux parlementaires.
Ces produits représentent 355.000 mètres cubes de solutions chimiques injectées, soit environ 12,5% du total des produits utilisés sur les cinq ans couverts par le rapport.

Impact environnemental désastreux
Sur le paysage : les puits s’épuisent rapidement, il faut régulièrement en forer de nouveaux. On peut ainsi en trouver tous les 500 mètres !
Sur les ressources en eau : L’hydro fracturation peut engendrer des transferts de fluides chimiques ; on relève déjà 3 ou 4 cas de pollution des nappes aquifères adjacentes et de contamination de l’eau aux USA.
Sur l’air : Les eaux de forages récupérées (environ 60%) et stockées dans des bassins de décantation à ciel ouvert favorisent l’évaporation de substances volatiles entrainant une pollution chimique qui pourrait être dommageable pour la santé des populations riveraines au vue de ce qui a déjà été rapporté dans les zones de forage (troubles respiratoires, allergies, maux de tête, pelades et décès prématurés chez le bétail).

« En plus des dégâts de cette technique, cette nouvelle énergie peut freiner le développement des énergies renouvelables », craint Eric Delhaye, le président délégué de Cap 21 qui a réalisé une étude sur le sujet.

Où en est la France ?
Liste des permis d’exploration production -extraction- de gaz de schiste en France
Permis du « Valenciennois » 432 km² / Permis « des Ardennes » 1.176 km² / Permis « d’Est Champagne » 2.698 km² / Permis « de l’Attila » 1.986 km² / Permis « de Lorraine » 661 km² / Permis de « Bleue Lorraine Sud » 528 km² / Permis « Bleue Lorraine » 262 km² / Permis « de Moselle » 5.360 km² / Permis « de Gardanne » 365 km² / Permis « de Montélimar » 4.327 km² / Permis « de Villeneuve-de-Berg » 931 km² / Permis « du bassin d’Alès » 215 km² / Permis « de la plaine d’Alès » 503 km² / Permis de Nîmes » 507 km² / Permis « de Navacelles » 216 km² / Permis « de Nant » 4.414 km²

Sous la pression médiatique et les sollicitations des écologistes sur les risques d’extractions comme il se fait au Québec, le Gouvernement a suspendu jusqu’à cet été 2011, les permis d’explorations.

Que fait-on en France ?
Le pré-rapport, commandé en février dernier par le gouvernement, se dit favorable à des travaux de recherche et des tests d’exploration mais sous un contrôle très strict.
Ses auteurs –des hauts fonctionnaires du ministère de l’Energie et de l’Environnement- estiment que la France pourrait être parmi les pays les plus prometteurs au niveau européen dans le domaine du gaz et de l’huile de schiste, mais ils reconnaissent aussi qu’il ne faut pas utiliser la fracturation hydraulique, technique très décriée, n’importe où.

« Il serait dommageable, affirment les experts, pour l’économie et pour l’emploi, que notre pays aille jusqu’à s’interdire (…) de disposer d’une évaluation approfondie de la richesse potentielle » de ces gisements. « Mais pour ce faire, il est indispensable de réaliser des travaux de recherche et des tests d’exploration« , ajoutent-ils.

Notre avis :
L’urgence écologique préconise de faire appel aux ressources inépuisables et renouvelables.
Notre gouvernement fait machine arrière avec une ressource dite « fossile », le tout, préconisé par notre ancien ministre de l’environnement, du Grenelle et de la France Verte, JL Borloo !
Non vraiment, mobilisons-nous pour que le gaz de schiste reste emprisonné dans nos sous-sols.

Pour agir
http://www.aves.asso.fr/article1163.html
http://languedocroussillon.europe-ecologie.net/2011/01/12/petition-contre-lexploitation-des-gaz-de-schiste/
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N8122
http://terreetmer.canalblog.com/archives/gaz_de_schiste_petition_/index.html
http://www.mesopinions.com/–Petrole—de-schiste-en-Seine-et-Marne–et-en-France–arretez-tout–petition-petitions-cc2ad0f8da229304cad4952ddc0b9531.html

[ Sources : france-info.com /actu-environnement.com]

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