Le plan ministériel pour une apiculture durable a 1 an : Bilan

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2013 a vu la production de miel la plus faible depuis de nombreuses années : seulement 15 000 tonnes récoltées en France.

Pour avoir une idée des productions précédentes :
– 16 000 tonnes en 2012
– 30 000 tonnes en 1995

1995 est une date charnière, à laquelle 3 nouveaux pesticides ont été mis sur le marché agricole (droit suspendu par Bruxelles en 2013)

Aucun courage politique ; les abeilles se meurent
Aucun courage politique ; les abeilles se meurent

L’usage de ces pesticides est dramatique pour la survie des colonies d’abeilles, qui connaissent des pics de mortalité en hiver, en printemps et en été : 30% aujourd’hui contre 5% en 1995.

Dans le même temps, l’importation de miel est en forte hausse : plus de 28.000 tonnes ont été importées en 2013 d’Asie du Sud Est, d’Argentine et d’Europe de l’Est.

Le syndicat des apiculteurs se bat pour faire interdire l’usage des pesticides les plus nocifs aux populations d’abeille ; plus grave encore : certains pesticides affichent la « mention abeille » alors qu’ils sont nocifs pour les colonies (dans « mention abeille », il faut ici entendre que le pesticide est neutre pour les abeilles)

L’autre menace qui pèse sur nos ruches : le frelon asiatique.
Il couvre maintenant les 3/4 de notre territoire et est arrivé en Belgique. Le syndicat des apiculteurs demande à ce que l’État le classe comme « danger sanitaire » de catégorie 1 (il est actuellement classé 2)

Dernier coup de grâce : l’accord prochain de Bruxelles de cultiver un maïs OGM 100 fois plus chargé en toxines que le maïs Monsanto MON 810.

Il subsiste malgré tout une lueur d’espoir : En partenariat avec les organisations apicoles européennes Unaapi (Italie) et Epba (Allemagne), l’Unaf a également annoncé le lancement du label européen « Bee Friendly » pour promouvoir « les produits respectueux de l’abeille ».

En conclusion : Stéphane Le Foll ne tient pas les engagements pris il y a un an lors du lancement de son plan pour une agriculture durable. Une fois encore, l’argent prend le pas sur la raison. Il est apparemment préférable de laisser des colonies entières mourir plutôt que de retirer les pesticides les plus nocifs, plutôt que d’interdire les OGM, plutôt que de combattre le frelon asiatique.

Les effets d’annonce sont là ; les actes, on ne les voit pas.

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