Education positive, jeu libre ou jeu encadré ? #DevPerso dès l’enfance :)

Les enfants ont des agendas (trop?) chargés : activités scolaires, péri-scolaires, extra-scolaires… Quel rythme est bon pour nos enfants ? Est-ce que le jeu libre vaut mieux que le jeu encadré ? Eléments de réponse avec Mathieu Point.

Le constat est le même dans tous les pays occidentaux : les enfants sont encadrés, dirigés, guidés vers ce que les adultes pensent être bons pour eux. On les inscrit au sport pour les uns, à la musique pour les autres, à l’éducation religieuse pour d’autres encore… et parfois même, les enfants sont inscrits aux 3 à la fois !

Même quand ils sont à la crèche, ou en centre de loisirs pendant les vacances scolaires, les enfants ont un emploi du temps très chargé. On remarque en faisant des recherches, que le jeu libre, de préférence à l’extérieur, est important pour le développement de l’enfant.

Selon M. Point, « Le jeu libre, c’est tout simplement que l’enfant décide de ce à quoi il joue, quand il joue et avec qui il joue, explique M. Point. Souvent, les parents donnent des jeux à faire à leurs enfants, mais ne participent pas aux jeux que leurs enfants ont choisis de faire. Les adultes doivent attendre que l’enfant l’invite à jouer avec lui. Il ne faut pas que l’adulte impose son jeu à l’enfant, mais qu’il embarque dans le jeu de l’enfant. »

Pour les parents, l’équilibre est subtil. Il faut réussir à favoriser le jeu libre pour que l’enfant développe sa créativité, sorte un peu de sa zone de confort pour se lancer des défis à lui-même. Et en même temps, les parents peuvent accompagner et apprécier un jeu structuré avec l’enfant, pour apprendre le respect de certaines règles, jouer dans des conditions de sécurité optimale… Le tout est de trouver l’équilibre juste entre jeu libre et jeu structuré.

Un enfant qui s’ennuie est un enfant chez qui on sollicite la créativité pour sortir de cet état d’ennui. Le jeu libre oblige l’enfant à être acteur de sa vie pour les prochaines heures de son après-midi.

Focus sur la prise de risque
Les parents n’ont pas le monopole du calcul du risque. Entendons-nous, je ne suis pas en train de vous dire de faire confiance à votre enfant quand il vous dit qu’il n’a pas peur et qu’il peut, à 9 ans 3/4, envisager une sortie canyoning sans moniteur.
Ce que j’entends par là, c’est que le rôle du parent est de décider si l’activité proposée peut se réaliser dans des conditions optimales de sécurité.

Tandis que l’enfant aura pour lui de décider s’il repousse ses propres limites, s’il « prend le risque de »… La nuance est subtile mais vous passez ainsi un message fort à votre enfant : je suis là, tu es en sécurité, tu peux y aller mais ça n’est pas sans effort, sans risque… Je (adulte) te laisse le choix de prendre ce risque ou non.

Après nous avoir invité à une bonne balance entre jeu structuré et jeu libre, ce jeune professeur du Québec termine merveilleusement bien son interview : « Laissons nos enfants être des enfants »
Beau programme, merci maître 🙂

ArmelleElghozi rédaction
Rédacteur web et print

Source
Article où Mathieu Point, professeur au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières, est interviewé.

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